MIS A JOUR LE: 14 janvier 2026
Statuts de l'association Amicale RAZANAMANGA, modifiés et approuvés lors de l'AG 2019
Statuts 2019 signes.pdf
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La force d’une association et de ses membres sont les valeurs qu’elle porte, le sens qu’elle donne à ses actions et son implication dans les projets.
VOEUX 2026
Bonjour à toutes et tous,
Comme le veut la tradition, et au nom des membres du Conseil d’administration de l’association Amicale Razanamanga, nous avons le plaisir de vous adresser nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2026.
Dans un contexte national et international marqué par de profondes incertitudes, des tensions géopolitiques persistantes et des fragilités sociales qui touchent de nombreux pays, cette nouvelle année s’ouvre sous le signe de la vigilance mais aussi de l’espérance. Plus que jamais, les valeurs de solidarité, d’entraide et de paix qui fondent notre engagement associatif prennent tout leur sens et nous invitent à rester unis, forts et déterminés à poursuivre nos actions au service de nos amis malgaches, tout en veillant à nous préserver collectivement.
Bilan 2025 – Amicale Razanamanga
L’année 2025 a, une fois encore, démontré la force de l’engagement de l’Amicale Razanamanga auprès des populations malgaches les plus vulnérables. Grâce à l’implication d’une vingtaine de bénévoles et au soutien de partenaires fidèles, nos actions se sont déployées dans la région de Vatovavy et autour d’Antananarivo, autour de priorités essentielles : éducation, santé, agriculture, accès à l’eau potable, formation et autonomisation économique.
Construction et électrification d’écoles, amélioration des infrastructures de santé, formations agricoles aux résultats concrets, programmes d’accès à l’eau potable, soutien aux étudiants, accompagnement de familles vers l’autonomie économique… autant de projets menés en étroite collaboration avec les autorités locales et les communautés bénéficiaires.
? Découvrez le rapport d’activité 2025 en cliquant ci-dessous.
Il retrace une année riche en réalisations, en partenariats renforcés et en perspectives ambitieuses, notamment dans les domaines de la formation professionnelle et des énergies
renouvelables.
Plus qu’un bilan, ce document témoigne de plus de vingt années d’engagement solidaire et durable à Madagascar. Nous vous invitons à le découvrir et à poursuivre, avec nous, cette aventure humaine.
Le Conseil
d’administration
de l’association Amicale Razanamanga
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EPP ANDRANOMITKA
FORMATION AGRICOLE
MON ANALYSE SUR LA SITUATION À MADAGASCAR
(Par le président de l’association, M Michel NAETS janvier 2026)
Pour répondre aux nombreuses personnes qui m’ont demandé mon point de vue sur la situation à Madagascar, que j’ai vécue de l’intérieur, je souhaite partager ici mon analyse.
Celle-ci demeure strictement personnelle. Elle ne constitue en aucun cas une prise de position officielle, un jugement, ni des conseils ou des leçons à donner, mais uniquement un regard fondé sur une expérience vécue.
S’agissant de la situation à Madagascar, mon analyse des événements survenus durant mon séjour reste prudente mais clairement préoccupée. Ce que le pays a traversé ces derniers mois dépasse largement une simple crise conjoncturelle : il s’agit, à mon sens, d’une crise structurelle profonde mêlant gouvernance, légitimité politique, fracture générationnelle et épuisement social.
Les mobilisations initiées par la génération Z ne relèvent pas d’un mouvement spontané isolé, mais traduisent un ras-le-bol accumulé depuis plusieurs années.
Les revendications autour de l’eau et de l’électricité n’étaient que le catalyseur visible d’un malaise bien plus large. Dans un pays où l’accès aux services essentiels devient aléatoire, l’État a progressivement perdu sa crédibilité auprès d’une jeunesse instruite, connectée et beaucoup moins disposée que les générations précédentes à accepter la résignation comme mode de gouvernance.
La dégradation des conditions de vie — délestages chroniques, pénuries d’eau, inflation latente, logements insalubres pour les étudiants — a créé un terreau explosif. Les coupures d’électricité répétées, notamment dans les grandes villes, ont eu un impact direct sur l’éducation, l’hygiène et la sécurité, renforçant le sentiment d’abandon par les autorités publiques.
Ce qui devait être une contestation sociale structurée a cependant basculé dans une spirale de violence, révélatrice des fragilités de l’appareil étatique. La transformation d’un mouvement pacifique en chaos meurtrier pose la question de la gestion politique et sécuritaire de la crise. Elle interroge également les stratégies de certains acteurs du pouvoir, soupçonnés d’avoir laissé — voire favorisé — des dérives afin de délégitimer la contestation et justifier un recours accru à la force.
Dans ce contexte, l’intervention de figures militaires opposées au régime, et notamment du colonel Michael, a constitué un tournant majeur.
Son positionnement en soutien aux manifestants a été perçu par une partie importante de la jeunesse comme une rupture avec les pratiques répressives habituelles. Cela lui a conféré une légitimité populaire fondée moins sur un projet politique clair que sur une opposition frontale à l’ordre établi.
Toutefois, cette légitimité reste fragile. Elle repose davantage sur un rejet du système précédent que sur une adhésion réelle à une vision de gouvernance alternative. La transition qui s’est mise en place apparaît dès lors comme un compromis instable entre différentes forces militaires et institutionnelles, soucieuses à la fois de conserver une reconnaissance internationale et d’éviter un effondrement total de l’État.
La décision de la Haute Cour constitutionnelle de qualifier la situation comme un abandon de pouvoir plutôt qu’un coup d’État relève avant tout d’une stratégie juridique et diplomatique. Elle permet de préserver les relations internationales, l’aide extérieure et les partenariats, tout en donnant une façade de continuité institutionnelle. Dans les faits, le pouvoir semble aujourd’hui exercé de manière collégiale, diluant les responsabilités et rendant la lisibilité politique particulièrement complexe.
Les premières mesures du gouvernement de transition vont clairement dans le sens d’un apaisement social : amélioration relative de l’approvisionnement électrique, stabilisation des prix des produits de première nécessité, primes versées aux fonctionnaires, réduction des contrôles routiers abusifs, lancement de travaux d’infrastructures. Ces décisions répondent à des urgences réelles, mais elles restent essentiellement correctives et conjoncturelles.
La question centrale demeure celle de la durabilité de ces mesures et de la capacité réelle de l’État de transition à engager des réformes structurelles profondes. La récupération d’avoirs financiers détenus à l’étranger par d’anciens responsables politiques et économiques constitue un signal fort, mais elle devra s’inscrire dans une véritable politique de lutte contre la corruption, et non dans une logique de règlements de comptes ciblés.
La génération Z, moteur de la contestation, ne se satisfait plus de symboles ni de promesses. Elle observe, analyse et juge les actes. Sa vigilance permanente constitue à la fois une force démocratique nouvelle et un facteur d’instabilité potentielle si les engagements pris ne sont pas respectés. Le risque d’un nouveau mouvement de contestation reste réel, d’autant plus que la transition actuelle repose sur des équilibres fragiles et des alliances circonstancielles.
À mon sens, l’enjeu des prochains mois sera déterminant : soit cette transition parvient à instaurer une gouvernance plus transparente, plus inclusive et tournée vers le long terme, soit elle ne sera qu’une parenthèse avant une nouvelle crise politique.
Pour nous, associations œuvrant sur le terrain, cette période est également charnière. Les engagements pris avec les ministères de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle devront impérativement se traduire en actions concrètes. Sans résultats visibles, le fossé entre discours institutionnel et réalité du terrain continuera de se creuser.
Je reste donc à la fois prudemment optimiste et profondément vigilant. L’histoire récente de Madagascar nous a appris que les promesses, aussi nombreuses soient-elles, ne valent que par leur mise en œuvre.
L’avenir nous le dira.
Bien amicalement,
Michel NAETS
Actualité à Madagascar et conséquences pour notre association
octobre 2025
De tragiques événements secouent actuellement la Grande Île, au moment même où nous mettons à jour notre site.
Alors que deux missions de l’Amicale Razanamanga doivent prochainement se rendre à Madagascar, un vaste mouvement de contestation, initié par la Génération Z (GEN Z), a éclaté pour revendiquer des droits fondamentaux : l’accès à l’électricité et à l’eau.
Ce qui devait être une manifestation pacifique a rapidement dégénéré après l’intervention des forces de l’ordre, qui ont eu recours à des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et même des tirs à balles réelles. Selon les chiffres de l’ONU, ces violences auraient causé la mort de 22 personnes.
La mobilisation, qui touchait plusieurs grandes villes de l’île rouge le jeudi 25 septembre, s’est depuis concentrée principalement sur Antananarivo. Dans la nuit du jeudi au vendredi, des pillages et saccages organisés ont visé plusieurs commerces de la capitale et d’autres grandes villes. Le collectif GEN Z a immédiatement condamné ces actes, précisant que nombre de leurs auteurs auraient été manipulés et payés par des instances cherchant à discréditer le mouvement afin de justifier la répression.
Sous la pression populaire, le président Andry Rajoelina a annoncé, le 29 septembre, le limogeage du Premier ministre et la dissolution du gouvernement. Mais la défiance reste forte : une partie de la population réclame désormais la démission du président lui-même, rappelant que son arrivée au pouvoir en 2009 s’était déjà déroulée dans un contexte similaire de crise politique.
Conséquences pour notre association
Conformément aux consignes de prudence données par l’Ambassade de France à Madagascar et face à une situation encore instable, certains membres de notre association, qui devaient accompagner le président lors du départ prévu le 6 octobre, ont choisi de reporter ou d’annuler leur mission. D’autres préfèrent attendre l’évolution des événements avant de prendre une décision.
Nous espérons de tout cœur que le pays retrouvera rapidement la sérénité et que des réponses concrètes seront apportées aux revendications légitimes de cette jeunesse dont la colère exprime avant tout un profond désir de justice et de dignité.
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Retrouvez dans l’onglet "L’ASSOCIATION"
notre FLASH INFO de juin 2025,
qui vous présentera, entre autres, nos projets de missions pour l’année à venir.
Construction du collège d’Andranomaitso (suite)
Les travaux de construction du collège avaient pris un retard considérable, dû notamment à des conditions météorologiques défavorables, des difficultés dans l'apport bénéficiaire des villageois (transport des matériaux) et un manque de motivation de l'entrepreneur.
Notre présence sur place en avril 2025 a été déterminante : nous avons pu resensibiliser les villageois et remotiver l'entrepreneur. Le résultat est spectaculaire : en une semaine, l'apport bénéficiaire des villageois a égalé le travail de six mois ! Cela souligne l'importance cruciale de notre suivi de terrain.
➤ Cela souligne l'importance cruciale de notre suivi régulier des chantiers et les visites sur place s’avèrent essentiels à leur bon déroulement.
Programme de formation agricole
Déployé depuis fin 2023, ce
programme bénéficie aujourd’hui à près de 60 villages.
Notre technicien, M. Gérald, assure une double mission :
- Formation théorique et pratique ;
- Suivi sur le terrain pour accompagner les villageois dans l’application des techniques apprises.
Des semences et du matériel agricole de base (arrosoirs, bêches, râteaux...) sont distribués aux associations villageoises de femmes qui suivent, participent et appliquent avec sérieux ses conseils.
Ciquez sur le bouton ci-dessous pour voir les réalisation en Aout et Septembre 2025
Bâtiment d’accueil au CSB2 de Fiadanana
Salle de classe à Andranomiteka
- Un groupe de bénévoles de l'association Amicale Razanamanga a accompagné notre président pour le lancement des travaux de deux salles de classe. Une cérémonie coutumière a marqué la pose de la première pierre, dans le respect des traditions locales.
- Lors de notre mission d'octobre-novembre prochain, ce nouveau bâtiment, ainsi que celui déjà existant, seront équipés en énergie photovoltaïque, en partenariat avec Solaire Sans Frontières.
Projet d’aide au développement économique
Sur proposition et financé en majeure partie par un membre de l’association, nous avons lancé un programme visant à soutenir la création d'activités rémunératrices pour sept familles malgaches dans la commune d'Antananarivo. L'objectif est de leur permettre de générer un revenu d'appoint.
Les projets retenus sont variés (élevage de poulets, porcs, petits commerces, collecte et ventes diverses). Le principe est un financement à 80% de notre part, les bénéficiaires s'engageant à participer à hauteur de 20% du montant du projet, remboursable régulièrement via une convention signée devant le responsable communautaire (chef Foktane).
Ces projets seront supervisés par deux de nos bénévoles, membres du conseil d’administration et résidant sur place : Madame Juliette RAMELISOAFARA et Monsieur Jacques FANTINI.
Suivi des projets financés – Juin 2025
La remise des fonds destinés à la mise en œuvre des
projets financés par l’association a eu lieu le vendredi 6 juin 2025.
Au total, sept projets ont été validés par le Conseil d’administration de l’Amicale Razanamanga. Les premières remontées de terrain sont très
encourageantes, en particulier concernant les activités liées à l’élevage de volailles et à la vente de produits divers.
Mme Dinah, bénéficiaire et relais local, nous tient informés de manière régulière via WhatsApp de l’avancement des projets pour chacun des porteurs. Sa réactivité et son implication sont à souligner.
Focus sur un projet : élevage de poulets
Dinah a mené à bien un élevage de 100
poulets démarré en avril. Tous les animaux ont été vendus récemment.
Les poulets, d’un poids unitaire compris entre 2,4 kg et 2,7 kg, ont été commercialisés au prix de 11 000 Ariary le kilo(environ 2,20
€).
Après déduction des dépenses engagées (achat de poussins, alimentation, vitamines), le projet a permis de dégager un bénéfice net de 860 000 Ariary, soit
environ 172 €.
Ce résultat, obtenu dès le premier cycle de production, est très encourageant. Il démontre le potentiel de rentabilité de ce type d’initiative et justifie pleinement le soutien apporté par l’association.
Soutien aux Études Supérieures
Notre président a également rencontré nos jeunes en études supérieures. Ce fut l'occasion de :
Prendre en charge divers frais nécessaires pour que quatre étudiants puissent présenter leurs examens de fin de cycle ou leurs mémoires dans les meilleures conditions.
Deux d'entre eux ont déjà terminé leur cursus avec succès.
RETROUVEZ D'AUTRES ACTIONS DANS NOS DIVERS ONGLETS
