PREPARATION du DEPART
Le FRET en zone de départ à ORLY1086
C'est le chiffre de la mission 2009. Ce chiffre correspond en kilos au FRET que nous expédions à Madagascar cette année.
Vendredi 4 Septembre, une grande journée commence. J'ai oublié combien il est important d'être ZEN dans Paris et ses alentours. Ce matin avec Etienne, nous avons une grande mission, faire partir le Fret pour nos amis Malgache.
- Mercredi, Etienne et Philippe (Vice président de l’association Échanges Solidarité) ont fait le déplacement de Paris à Nîmes pour venir récupérer la tonne de Fret à mon domicile. Jeudi matin, à l’aube, nous avons pris la route pour remonter sur Paris, à bord d’une camionnette prêtée par le C.E de la RATP (nous avons un partenariat avec Échanges Solidarité pour nos actions à Madagascar).
- Cette année, nous faisons encore appel à Bagages sans Frontières et la compagnie CORSAIR.
L’employé qui est au hangar me dépose quelques palettes pour que je puisse déposer mes colis. Je commence à déposer mes cartons en faisant bien attention de faire des palettes en fonction des destinations et des priorités d’acheminement.
Palette 1 : P1 pour Antananarivo, les hôpitaux et le quartier de MANJAKARAY.
Palette 2 : P2 également pour Antananarivo et Mananajary.
Palette 3 : P3 Antananarivo, Manjakaray, Mananjary, Nosy-Varika et Fiadanana.
Palette 4 : P4 Fiadanana.
Palette 5 : P5 Fiadanana.
- Après avoir filmée ces palettes avec Etienne, l’employé de la compagnie pèse nos palettes et nous donne le document qui nous permet de nous rendre au bureau de bagages sans frontières pour le calcul de nos frais d’expéditions.
- Cette année, Échanges Solidarité prend à sa charge une grande partie de l’expédition du fret ; 800€, le complément, soit 384€ est à la charge de l’Amicale Razanamanga.
- A noter que l’expédition de Fret, même si le cout est très intéressant, ampute notre budget pour nos réalisations sur place. Il est vrai que dans ces cartons, nous allons distribuer des vêtements, jouets, livres et chaussures aux habitants et enfants de Manjakaray, Analamarina 2, Nosy-Varika et Fiadanana mais également des couvertures, draps, matériaux et accessoires médicaux ainsi que des vêtements hospitalier aux hôpitaux de la capitale malgache et les centres de santé de la cote Est et de brousse.
Enfin voila que débute bien la mission 2009. Je prends l’avion demain, Dimanche 06 Septembre en compagnie de Claude et Solange. Nous serons attendus à l’aéroport par Benha, notre correspondant sur place.
A suivre….
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NOUS SOMMES A MADAGASCAR
Lundi 7 Septembre.
Courte nuit, couché à 02h00 du matin et réveil 07h00 local (06h00 en France).
Nous sommes arrivés hier soir à 22h20 locale, et le temps de passer les contrôles de police et de douane, nous avons quittés l’aéroport à 01h00 du matin.
Pour la première fois, j’ai passé le contrôle de police en moins de 20 minutes et j’ai récupéré mes bagages en…………prés d’une heure trente. Il y avait un avion qui venait de la Réunion. Je suis resté très cool et j’ai bien attendu. Au moment où je récupére mes bagages, Claude et Solange passent le contrôle de police. De nouveau la queue pour le contrôle des douanes. Là j’ai de la chance, comme ils viennent de contrôler le ‘’Père Noel’’ juste devant moi (ressemblance de Claude à cause de sa grosse barbe blanche et ses lunettes) ils me laissent passer comme une lettre à la poste.
Après un petit déjeuner au SHANGAI, notre hôtel, prise de contact à l’ambassade de France. Un bon moyen pour avoir un point sur la situation politique dans le pays, Je suis rassuré, mais il faut quand même faire attention dans certain quartier de la capitale
Je retrouve Claude et Solange à l’hôtel, ils ont fait une grasse matinée jusqu'à 09h30.
Première action concrète, prendre un abonnement téléphonique. Nous avons choisi la compagnie ZEN car nous savons que c’est celle qui passe en brousse, à ANALAMARINA2 et FIADANANA. C’est cela la haute technologie, il n’y a pas d’électricité, mais le téléphone portable passe très bien. Que c’est beau ! Et surtout pratique.
A notre arrivée à l’hôtel, BENAH nous attends. Nous déjeunons puis départ vers ITAOSY où nous avons rendez vous avec le directeur de la banque pour ouvrir un compte au nom de l’association. Après les contacts amicaux et d’usages avec le directeur, qui n’est autre que l’oncle de Sylvain, membre d’Échanges Solidarité, nous sommes remis aux bons soins de JOSSIE qui va s’occuper de nous. 2 heures après…. Nous ressortons de la banque.
Direction la gargote de STELLA. Que de trafic en ville, nous passons à proximité du lieu de rassemblement des opposants à TGV (Andrie RAJOLINA), foule importante qui est entrain de quitter ce ‘’meeting’’. Ce soir doit avoir lieu la nomination officielle du nouveau gouvernement….
De retour à l’hôtel, nous faisons le point de la journée écoulée et préparons celle du lendemain. Ah oui, repas chez SUCCET’S. (les connaisseurs apprécieront).
CAMPAGNE D HYGIENE A MANJAKARAYMardi 08 Septembre.
Je suis réveillé à 07h00 par le réceptionniste qui m’annonce que BENJAMIN, notre interprète de l’année dernière est à la réception. Je prends mon petit déjeuner avec lui et il me fait part de ces problèmes de santé et travail. A l’issue du petit déjeuner, il repart avec de quoi soulager ses maux (santé et …).
Claude et Solange m’ont rejoint. En compagnie de BENAH, nous rédigeons une lettre au directeur des douanes pour espérer avoir droit à une exonération des droits d’entrée de notre fret (1086Kgs). BENAH nous suggère de passer d’abord par le ministère de la santé pour faire viser notre missive, cela devrait donner plus de poids à notre demande. Nous voilâmes donc au ministère de la santé. La personne que nous devons voir, n’est pas disponible du fait que, aujourd’hui, doit avoir lieu à 11h00 la nomination d’un nouveau gouvernement. Ce n’est pas grave, nous repasserons plus tard. En sortant, direction le ministère du Budget et des Douanes. Nous déposons notre dossier et devrions avoir une réponse Jeudi matin….
12H30, nos estomacs commencent à se faire entendre. Comme nous sommes au dessus du COLBERT, nous mangeons au restaurant du kiosque.
Nous avons rendez vous à 14h00 au Shangai avec Sœur Marguerite, une connaissance de Claude et Solange pour lui remettre des objets. Nous la raccompagnons jusqu'à sa communauté qui se trouve sur la route de MANJAKARAY. SONE et sa famille sont surpris de nous voir, j’ai fais exprès de ne pas m’annoncer. Renée BOISARD, m’a remis une lettre à son attention ainsi qu’a celle de BOURK. Après les formules d’usages pour souhaiter le bonjour, nous entrons dans le vif du sujet, concernant la scolarisation, les études des plus grands et les réponses aux différents courriers.
Je me renseigne également sur la situation des deux filles qui sont parties au LIBAN pour travailler comme femmes de ménage pour 150€ par mois. Apparemment, tout va bien et ils reçoivent de l’argent des fois…
J’ai donné rendez vous demain matin, pour le petit déjeuner à SONE et MAMY (sont fils ainé) pour le petit déjeuner au Shangai. Profiterais pour leurs dire ce que je veux pour préparer correctement la rentrée scolaire qui doit avoir lieu début Octobre.
Nous nous rendons à l’ÉPISCOPAT où nous avons rendez vous avec le Pére FULGENCE, Encore une relation de Claude et Solange.
En fin de journée, retour à l’hotel,….
Mercredi 09 Septembre
Mercredi 9 Septembre,
Ce matin SONE et MAMY sont venus au SHANGAI pour le petit déjeuner et apporter une lettre de remerciement pour Renée B. J’en ai profité pour demander à MAMY de me préparer une liste des enfants scolarisés.
Puis début de nos rendez vous. Nous sommes allés à la pharmacie pour faire un point sur les médicaments et autres achetés par Frédéric. Prés de 850€ de fournitures pour le dentiste. Hormis les aiguilles et anesthésiants, il a acheté des compresses, gants, coton etc. etc. Dommage, nous en avons qui arrivent dans le fret. Nous en avons profité pour commander des médicaments que nous a demandés le docteur Marcellin à FIADANANA et nous avons mis l’accent sur les Paracétamol, les antis paludéens, contre les troubles intestinaux, les yeux, etc.etc. La facture s’élève à prés de 500€.
Ensuite direction l’École Prive ‘’ AU BEL AVENIR’’ à ANDHOHATANJONA dans le Sud Ouest de TANA.
C’est le président de l’association FILANANA à Marguerittes qui m’a demandé de passer voir ses protégés, lui ne pouvant se déplacer pour le moment pour cause de santé. Bien que ce soit encore les vacances, nous avons rencontré la surveillante et la bibliothécaire. Ces charmantes dames, nous ont expliqués comment fonctionne l’éducation Malgache. Nous commençons à mieux comprendre leurs besoins. L’éducation de base se fait en français (mathématique, vocabulaire, conjugaison, grammaire, orthographe, expression écrite….).
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Puis retour sur TANA pour le repas et visite de la ville. Vu que le nouveau gouvernement à été désigné hier soir, il n’est pas utile de se présenter dans les différents ministères pour s’entendre dire que les responsables de bureaux ne sont pas disponibles. Demain, Jeudi, nous avons rendez vous au ministère du Budget pour récupérer la réponse à notre demande de franchise douanière. Croisons les doigts…
Demain devrait également arriver notre tonne de Fret…. J’espère que nous aurons cette franchise, sinon je me sens bien repartis pour un remake des ‘’ Douzes travaux d’Astérix, dans les bureaux ‘’.
A suivre…
Jeudi 10 Septembre
Ministére de la santé / Planning familialJeudi 10 Septembre :
Bonne journée dans l’ensemble. En fin de matinée, rendez vous avec le Directeur des Douanes de Madagascar pour récupérer le fameux sésame qui nous permettra de récupérer notre tonne de FRET qui est arrivée ce matin. Nous sommes donc devant le bureau 127. L’agent qui nous reçoit consulte son registre et nous signifie que notre dossier n’est pas encore traité. Je lui fais part de notre déconvenue dans la mesure où le fret est en attente à l’aéroport. Il nous fait patienter puis après 3 minutes, nous invite à le suivre pour voir le Directeur Générale des douanes. Mr le directeur nous reçoit avec beaucoup d’amabilité mais rapidement nous fait comprendre que nous ne rentrons pas dans le cadre des ONG ou Association qui peuvent bénéficier d’une exonération des frais de douanes. Il nous explique la démarche que nous aurions du faire bien en amont en métropole, auprès du ministère des affaires étrangères puis auprès de celui de Madagascar etc etc etc.
Qui lui est impossible de nous accorder un passe droit….
Je lui présente quand même notre association en lui expliquant d’où vient le fret, à qui nous le destinons, et les missions que nous envisageons de faire sur le territoire. Pendant que lui explique de vive voix, je lui aie remis entre les mains le fascicule de l’Amicale RAZANAMANGA. Je lui précise également que je suis un arrière petit fils de Madame RAZANAMANGA et alors là, son visage s’illumine, et trouve cela très bien ce que nous faisons. Il nous conseille même de donner notre fret en priorité aux gens de la brousse. Sans nous faire de promesse, il nous signifie que notre dossier sera étudier avec beaucoup de bienveillance, pas comme un dossier administratif standard mais avec humanité…. Qu’il ne peut pas nous faire des promesses sur une exonération totale, mais que du moment où le dossier sort de sont bureau avec son avis, la personne qui sera en charge de décision aura déjà une bonne orientation. Rendez vous donc demain à 15h00 pour le résultat…..
Malheureusement, cela veut dire également que nous ne pourrons pas récupérer le Fret avant …………Lundi.
Après le repas, BENAH nous conseille de rencontrer son cousin qui est directeur des urgences et de la lutte contre les maladies transmissibles au planning familial et de la protection social de Madagascar.
Malheureusement celui-ci est en rendez vous avec le nouveau ministre de la santé. Mais il tient à nous rencontrer et rendez vous est pris à 16h00. Entre temps, nous nous rendons à Handicap International pour voir avec eux si notre lot de béquille peut leur être utile. Malheureusement la directrice n’est pas disponible mais son assistante de direction nous reçoit avec beaucoup de courtoisie et sympathie. Après lui avoir expliqué le but de notre visite, nous convenons d’un rendez vous pour finaliser la mise à disposition d’un véhicule et d’un locale pour faire la répartition de notre Fret. Rendez vous demain à 12h30, en compagnie d’un responsable d’une autre association qui se charge du diabète à Madagascar.
16h00, nous voila de retour dans les bureaux du planning familial où nous attend Monsieur le directeur, ROBINSON ANDRIANIRINA Roland. L’accueil est très chaleureux, d’autant plus que c’est un cousin de BENAH. Après lui avoir présenté le but des associations Amicale RAZANAMANGA et Échanges Solidarité, nous entrons dans le vif du sujet en lui parlant, dossier à l’appui, du bloc opératoire de NOSY-VARIKA. Il nous explique les accords passés avec la BAD (Banque Africaine de Développement) concernant la construction de ces blocs opératoires. Pour ce qui est du fonctionnement il leur est très difficile de trouver des volontaires pour servir dans ses régions isolés. Mais le gouvernement met en place une procédure pour inciter les volontaires à s’y rendre (salaire, véhicule, habitation ….) a suivre.
Je lui demande alors quelles sont les possibilités pour que des médecins, chirurgiens et infirmières puissent venir travailler bénévolement dans ses locaux. Le plus simplement du monde me répond t’il, il suffit que nous passion une convention avec le ministère de la santé et notre association et du moment où lui à apposé sa signature et son cachet, le ministère suit. Il nous a remis un exemple de convention à lui remettre Lundi matin. Précisons que du moment ou nous avons une convention entre nous, les frais de douanes sont à la charge du gouvernement Malgache…..
Voila, encore une journée bien remplie. Celle de demain est pleine de promesse et d’inconnue.
Plus nous nous promenons dans les rues d’Antananarivo, et plus nous constatons à quel point un effort a été fait sur la propreté des rues.
A demain pour la suite de nos démarches…
VENDREDI 11 SEPTEMBRE
Les restes de la case de BOURKVendredi 11 Septembre….
La matinée a été studieuse, rédaction de la convention entre le ministère de la santé et l’Amicale RAZANAMANGA. Du haut de ma chambre (3° étage de l’hôtel SHANGAI) j’ai une vue partielle sur l’avenue de l’indépendance. Ma rédaction de la convention est souvent interrompue par des cris, mouvement de foule, et bruits sourds ; Une manifestation contre le nouveau gouvernement à lieu en ce moment place de la démocratie, en haut le l’avenue de l’indépendance. Comme cette place se trouve juste en dessous d’Handicap Internationale, notre correspondant m’appel pour me signifier qui lui sera impossible et pas prudent de sortir de ses bureaux. Notre rendez vous est donc reporté à ce soir.
15H00, avec BENAH nous nous rendons au ministère des douanes. Évidemment notre demande de franchise n’est pas encore signée. Les bureaux ferment à 16H00.
16H10, enfin nous rentrons dans le bureau pour recevoir notre papier. La secrétaire à déjà son sac à main en bandoulière, elle nous fait signer rapidement son registre et disparait avant nous soyons sorties du bureau. J’ai à peine eu le temps de lire le fameux sésame et m’apercevoir qu’en fait j’ai perdu 3 jours car en guise de franchise, je n’ai eu que ce que j’aurais eu en allant directement aux douanes de IVATO. Enfin soyons positifs, cela aurait put être payant. Il va falloir que ‘’MOULOUD’’ rentre en action Lundi matin.
Puis avec BENAH, nous nous dirigeons vers MANJAKARAY. La veille, SONE m’a appelé tout affolé, je ne comprenais pas bien ce qu’il me disait. Et ce midi, en lisant les journaux locaux, j’ai compris de quoi il s’agissait la veille ; LA CASE DE BOURK( son frère) A BRULEE HIER APRÈS MIDI. Me voici sur les lieux, effectivement il n’y a plus qu’un tas de cendre à la place de la case en bois qui servait ‘’d’abris ‘’ à BOURK et deux de ses fils. Heureusement, il n’y a pas de blessés. D’après eux c’est un incendie ‘’criminel’’. Pour l’instant BOURK loge chez un de ses fils et les autres chez leurs frères et sœurs.
Puis, nous rejoigneons Claude et Solange qui sont allez voir le centre informatique monté l’année derniére par Échanges solidarité dans un autre quartier de TANA. Ma visite sur les lieux et rapide car nous sommes attendus par Handicap internationale et le représentant du C.O.P.H ( Collectif des Organisations des Personnes Handicapées). C’est à ce dernier que nous allons remettre les béquilles, attelles, set de pansement et autres accessoires médicaux. Comme nous l’avais conseillé plusieurs personnes, il vaut mieux le remettre à ce genre d’organisme car si nous le remettons directement à l’hôpital, les béquilles ou attelles seront revendues. A savoir qu’une paire de béquilles vaut 100 000Ary soit environ 36€. Quand on sait que le SMIC ici est de environ 70 000 Ary (25€), on imagine bien le trafic. Cette rencontre a été fructueuse, le C.O.P.H est disposé à nous mettre a disposition un locale pour entreposer notre Fret, un véhicule supplémentaire pour sa récupération et une aide ‘’technique’’ à la douane d’Ivato pour sa récupération.
Voila encore une journée bien remplie. Demain , Samedi, nous devons récupérer pour 500€ de médicaments à la pharmacie et rendre visite à une association qui fait de l’artisanat locale…..
A suivre
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LUNDI 14 SEPTEMBRE
Lundi 14 Septembre,
Grande et longue journée….le frreeeettttttttttttt!!!!!!!!!!
Debout à l’aube puis direction IVATO. Je me présente au quai de réception du fret et j’ai le plaisir d’être reconnu par 2 anciens rabatteurs de l’année dernière. Ils se jettent sur moi comme ci nous étions de vieux amis qui ne se seraient pas vues depuis des années. Il faut dire que ces quasis impossibles de faire quoi que ce soit sans eux. Ils vous ‘’ouvrent’’ les portes des bureaux et voir plus…
Après avoir récupérés les indispensables papiers officiels qui certifient que mes colis sont bien arrivés( 10 000 Ary) je me retrouve dans le bureau N°1. Photocopie du passeport, statuts de l’amicale etc etc etc. Puis direction le bureau N°5 pour voir la responsable du fret. Cette dernière me renvoi au ,hangar pour faire un inventaire détaillé de mes palettes. Et là surprise, je tombe également sur une connaissance de l’année dernière qui se rappel à mon bon souvenir. Il sait que je m’occupe d’une association et qu’il aimerait bien que je m’occupe également de lui…. Il trouve que j’ai beaucoup d’affaires et ne contrôle que 3 palettes en regardant que 3,4 cartons à chaque fois. Puis comme l’année dernière, inventaire ensemble dans son bureau. Retour au bureau N°1 où l’agent des douanes transmet mon dossier au responsable des douanes d’Ivato. Elle me remet aux mains des rabatteurs et me voila devant l’agent du bureau N°5. Jusque là, je me dis que ça se présente bien et qu’en fin de compte ça ira très vite. ERRRRRREURE GRAVVVE……..
-‘’Bon c’est bien me dit elle, il faut passer par un transitaire pour récupère votre fret……………’’
-Comment ?, ce n’est pas possible !, pourquoi ?
- Parce que vous avez plus d’une tonne (1086Kg)
- Puis-je voir le responsable des douanes SVP,
Et me voila devant le responsable des douanes qui comprend très bien ma situation mais qui malheureusement ne peut pas faire de passe droit et que le règlement c’est le règlement. J’ai beau lui expliquer quoi que ce soit, il ne veut rien savoir.
A ma sortie, les rabatteurs me présentent une jeune fille qui travaille pour un transitaire. Elle m’explique la démarche à suivre et me renvoie en ville pour obtenir un B.S.C document obligatoire pour récupérer le fret.
Me voici donc (11h00) dans un immeuble tout neuf inauguré en 2008, pour avoir ce précieux papier.
- Etes-vous enregistré sur internet ? Me demande l’hôtesse d’accueil.
- Ben non ! C’est vraiment indispensable ? Vous savez je représente une association etc etc etc.
- Tant que vous n’êtes pas inscrit et que vous n’avez pas de N° de dossier, nous ne pouvons rien faire.
- Bon d’accord et comment fait on ? Peut-on le faire d’ici ?
-Ha non c’est impossible, il vous faut aller dans un Cyber café et revenir cet après-midi…..
Je vous passe les détails et vous imaginez dans quel état je suis. Ha oui il me faut également un papier des douanes d’Ivato (20Kms de là) qui certifient que mes palettes sont bien chez eux….
- Bon admettons que j’ai tout cela aujourd’hui, quand aurais je le fameux B.S.C ?
- Dans deux ou trois jours si tout est correct !
COOOOOOOL MICHEL- COOOOOOOL me dit une petite voie dans la tête…….
12H30, je rejoins Claude et Solange qui avaient pour mission d’apporter au directeur du Planning Familial de la Santé, notre projet d’accord pour travailler avec le ministère de la Santé de la République de Madagascar. Eux ils ont bien travaillés. A part quelques modifications sur des termes qui ont changés depuis le changement de gouvernement, l’ensemble est conforme à ce que nous avions rédigés. Il ne me reste plus qu’ a aller signer ce fameux documents chez le directeur, ce que je fais dés 147H00 avant de retourner à IVATO pour récupérer le papier en question pour le fret. J’ai pris le soin de m’enregistrer auparavant sur internet et avoir mon dossier B.S.C.
Me voici donc de retour à IVATO et conformément à ce que je pressentais, les douanes ne peuvent pas me délivrer ce genre de papier. Car mon fret ne se trouve pas dans leurs locaux ( ils n’en n’ont pas) mais dans ceux de Air Madagascar. Me voici donc devant une charmante personne qui me demande ce qu’elle peut faire pour moi. Je lui dis qu’elle peut beaucoup et que je commence à être désespéré devant autant de tracasserie administrative. Elle m’écoute avec beaucoup d’attention, je réussis à l’attendrir avec la présentation de notre association, elle me fait délivrer le document et me conseille d’aller voir un transitaire qui se trouve dans un bureau au dessus et qui va m’aider.
Je suis dans le bureau du transitaire. Je suis très bien reçu. Lui aussi écoute mon récit avec beaucoup d’intérêts. Il me demande d’évaluer la valeur marchande de mon fret. Je lui précise que c’est pour distribuer gracieusement aux hôpitaux, organisations divers et indigents malgaches etc etc etc.
Mais cette estimation est obligatoire. Sur l’honneur j’estime à environ 200€ les vêtements transportés et 80€ les ordinateurs etc etc etc. Puis il me dit que c’est trop, il faut que les vêtements fassent moins de 100€. Après avoir suivit ces conseils et comme nous avons un partenariat en cours avec le ministère de la santé et que lui travail avec, il va s’occuper de mon dossier et que je n’ai pas besoins de B.S.C. Il doit m’appeler demain pour me dire à qu’elle heure venir récupérer mon fret………
A suivre
MARDI 15 SEPTEMBRE
6 435 000 ARY

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Voyage dans la province de NOSY-VARIKA du 18 Septembre au 15 Octobre 2009

1°) de ANTANANARIVO à MANANJARY
Départ du SHANGAI le Vendredi 18 à 08h00 en compagnie de Sœur Marguerite, une bonne sœur que connaissent Claude et Solange par personne interposée. Nous devons la déposer dans un village peu avant ANTSIRABE. La traversé de TANA nous prends beaucoup de temps du fait que BENHA veut absolument acheter une « bobine » de rechange au cas ou. Puis comme son magasin n’est pas sur la route la plus directe pour nous diriger vers la cote Est, nous avons fait un grand tour dans TANA ce qui nous a permis de découvrir le palais de la magistrature de Madagascar. Nous avons était bloqué par le passage très encadré du premier ministre, toutes sirènes hurlantes, avec motards et escorte impressionnante. En entendant le bruit des sirènes et l’air menaçant des motards ou de l’escorte, les Malgaches n’hésitent pas une seconde à s’écarter.
Il est prés de 09h30 quand nous sommes enfin sur la route de FIANARANTSOA qui sera le terme de notre voyage pour la journée. A peine sorti de la capitale Malgache, nous sommes arrêté à un premier contrôle de gendarmerie : 30 minutes d’arrêts et………….30 000 Ary (Il manquait à BENHA un reçu fiscal prouvant qu’il avait bien payé sa licence au trésor et pas qu’il l’avait acheté au marché noir…).
Le voyage reprends, les différents barrages se succèdent mais BENHA à changer de tactique, il présente maintenant le laisser passer que lui a signé le directeur de la santé à Tana.
Les rizières, paysages, forêts et reliefs qui varient au fur et à mesures des kilomètres qui s’enchainent me font apprécier d’avantage la chance et le bonheur que j’ai d’être à Madagascar. Plus nous nous dirigeons vers le Sud, et plus les gens changent. Qu’il s’agisse de leur tenue, de leur accueil ou de leur manière de vivre, je redécouvre ces gens oh combien accueillants, sympathiques et chaleureux. Cela me conforte dans mes engagements auprès d’eux. Plus les années passent et plus je me sens un peu plus proches de cette population. Après tout, du sang malgache coule dans mes veines…
Nous arrivons à FIANARANTSOA le soir vers 18h30 et nous dormirons au ZOMATEL. Un hôtel un peu luxueux mais ce sera notre dernière nuit avec grand confort avant bien longtemps (Eau chaude au robinet et connexion internet…).
Nous reprenons la route en direction de MANANJARY dés le lendemain matin vers 09h00. Nous en avons profités pour faire des courses de dernières nécessités avant notre voyage en brousse. Nous flânons pour apprécier cette nature encore plus luxuriante et variée entre FIANARANTSOA et MANANJARY. C’est la première fois que je la fait dans ce sens, de jour. Je découvre et apprécie de nouveaux paysages multicolores, agrémentés de cascades et… de nombreux virages. Nous devons passer un massif très haut avant de redescendre en direction de la mer.
Nous arrivons vers 15h00 à MANANJARY. Nous nous dirigeons à l’YVONNA HOTEL qui est en dehors de la ville mais où l’accueil est très chaleureux de la part de Jacqueline et Frédéric. Certes cet hôtel est excentré, mais cela nous donne l’occasion de découvrir la vie des gens de MANANJARY lorsque nous nous rendons au marché ou dans d’autres commerces. De plus Frédéric est un cuisinier hors pairs qui nous fait découvrir avec un réel plaisir les spécialités culinaires locales. L’hébergement se fait dans des bungalows typiques du pays avec un minimum de confort individuel et de l’eau chaude « à la demande ». C’est pour nous l’occasion d’avoir un avant gout de la vie qui nous attends à partir de maintenant jusqu’à notre retour à une civilisation que certains appellerons civilisée…
Notre départ pour NOSY-VARIKA en pirogue est prévue pour le sur lendemain, le 20 septembre. Cette année encore, c’est GÉGÉ notre piroguier attitré qui nous fera remonter le PENGALANA. Il a une nouvelle pirogue et nous attends à MANANJARY depuis deux jours déjà.
Je mets à profit mon séjour dans cette ville pour faire des achats pour nos actions en brousse et sur FIADANANA. Pour répondre à la demande de certains villages et communautés, j’achète une trentaines de tôles pour refaire le toit de l’église des « Pentecôtistes » et des traverses de bois pour la construction de ponts permettant le passage de guets entre FIADANANA et VOHITROMBY.
« Concernant les différentes congrégations religieuses qui sont en places à FIADANANA, il est important pour nous, si nous voulons avoir l’adhésion des villageois pour une participation aux différents travaux et améliorations que nous entreprenons dans leur commune, que nous ayons de nôtre coté leurs représentants. Cela c’est avéré encore cette année dans des actions que je détaillerais un peu plus loin. »
Nous chargeons la pirogue la veille au soir et au fur et à mesure que le bois s’entasse, celle-ci s’enfonce de plus en plus dans le PENGALANA. GÉGÉ est confiant, même s’il faut pousser au fur et à mesure la pirogue pour l’éloigner du bord pour éviter qu’elle ne reste bloquée. Puis c’est autour de notre fret d’être embarqué. De drôles de morceaux de ferrailles vont également compléter le chargement, il s’agit de gabarits pour la construction des puits. C’est pour moi l’occasion de faire la connaissance de PETER le chef d’équipe des « puisatiers ».
Il fait nuit quand la pirogue est enfin chargée. L’équipage de GÉGÉ est chargé de veiller sur notre précieux chargement jusqu’à demain matin aux aurores. ( a suivre)

2°) de MANANJARY à NOSY-VARIKA
05h30, réveil au chant du coq (qui en fait s’époumone depuis 3 ou 4 heures du matin). Le départ est prévu à 07h00 mais BENHA est obligé de faire un aller et retour pour nous déposer et venir redéposer son véhicule à l’hôtel. Quand nous arrivons à l’embarcadère, Tout le monde ou presque nous attends. GÉGÉ en capitaine minutieux, est présent accompagné de son fils qui sera chargé de récupéré BENHA à moto pour le ramener à la pirogue. Sur le bord, j’ai le plaisir de voir Monsieur SONE, l’ancien maire de NOSY-VARIKA qui sachant ma présence et mon départ ce matin, m’a fait l’honneur de venir me saluer. Après avoir échangé des banalités d’usage, il nous quitte car il doit se rendre à TANA. Les différentes équipes d’ouvrier de Frédéric et Peter sont également sur place. Quand tout le monde embarque, j’ai l’impression que la pirogue va racler le fond. Gégé me rassure :
- Non ! C’est bon Michel, tu sais…
- Ouais, espérons…
Puis enfin son nouveau moteur ronronne. Son 15cv pousse cette pirogue de près de 10 tonnes sur le PENGALANA. Nous faisons, après à peine 5 minutes de navigation, un premier arrêt pour récupérer BENHA et un chef d’équipe de Frédéric sur le bord du fleuve. Puis enfin le véritable départ vers NOSY-VARIKA.
Avec Claude et Solange, nous sommes installés sur la plate forme « du commandant » à l’arrière de la pirogue sur un matelas que j’ai acheté pour le nouveau lit qui m’attend à NOSY-VARIKA pour ma nouvelle case à FIADANANA. C’est le luxe et nous apprécions ce matelas. Peut être devrais je en acheter un à chaque voyage… Les autres passagers sont répartis sur toute la longueur de la pirogue, également sur d’autres matelas pour FIADANANA.
Les kilomètres s’enchainent et les heures s’égrènent au fil du temps qui passe. Le paysage du bord de ce fleuve mythique me fascine encore cette année. Je découvre et apprécie d’avantage cette remontée vers le Nord. Le ronronnement régulier du moteur, le confort du matelas et le manque de sommeil me plonge dans des rêves ou je me surprends à me comparer à un explorateur allant à la rencontre de civilisations perdus ou oubliées. J’essaie de mettre un peu d’ordre dans ma tête et d’organiser mon emploi du temps futur, que ce soit à NOSY-VARIKA ou à FIADANANA.
Les cris de GÉGÉ me réveillent. Il interpelle un pêcheur pour lui acheter le fruit de sa pêche. Cette année, ce sera des crevettes au menu. La frêle embarcation vient s’accoster à la notre. Je me charge de la transaction mais c’est GÉGÉ qui insiste pour payer.
- Tu es dur en affaire Michel, tu sais… me dit Gégé
En fait j’ai négocié l’achat des crevettes en réclamant « le cadeau » à la fin de la transaction. Le pêcheur était content de vendre le produit de sa matinée et m’a fait le cadeau...
C’est avec du riz que nous apprécions ces crevettes, cuisiner par l’épouse du mousse de Gégé. Un avant gout des repas de la brousse ; riz rouge, poulet, haricots ….
Notre voyage sur le PENGALANA est émaillé d’arrêts techniques, tant pour la pirogue que pour les passagers dans des villages côtiers du fleuve ou sur des bandes de sables qui bouchent les embouchures vers la mer. Cela permet aux habitants chanceux de NOSY-VARIKA possédant soit moto ou 4X4 de relier les deux villes en à peine 3h30. Pour nous c’est l’occasion de voir l’océan indien.
- T’as pas l’impression qu’on se traine un peu, capitaine…
- C’est normal tu vois Michel, nous sommes beaucoup chargé là tu sais…
- Je croyais que ton nouveau moteur nous permettrait d’aller plus vite…
- C’est vrai Michel, mais c’est quand même très chargé tu sais…
- Mais ont va arriver avant la nuit là Michel…
En fait, nous finissons le voyage à la lampe de poche, la lune est inexistante et la nuit bien noire. Mais Gégé qui connait bien son canal, nous mène à bon port et nous fais un accostage dignes des plus grands capitaines.
Nous nous dirigeons chez CAROLINE. Gégé c’est chargé des réservations.
Caroline, une petite femme avec un cœur grand comme ça, a plusieurs occupation à NOSY-VARIKA ; Hôtelière et restauratrice de qualité, responsable locale du programme de sous nutrition dans la région et directrice de l’école « ABECOLE» qui accueille les enfants de mères célibataires ou abandonnées par leur mari et qui n’ont pas les moyens de payer l’école et la nourriture de leurs enfants. C’est une association d’origine Hollandaise qui a lancer ce programme en faisant appel à des parrainages. Malheureusement, après deux ans d’existences, les fonds et parrainages se font rares mais Caroline ne baissent pas les bras et estime ne pas avoir le droit d’abandonner ces « ses » enfants.
Cela tombe bien car nous avons pour elle, pour eux des matériels, fournitures scolaire et vêtements à distribuer sans compter des jouets et friandises. Quelle joie, plaisir et émotions lors de la distribution. C’est la première fois que je vois dans ce pays des enfants si bien élevés, éduqués et patients. Nous leurs avons distribué à chacun une sucette, après un merci spontané, ils ont attendus prés d’un quart d’heure, la sucette dans les mains, que Caroline, qui était occupée avec nous, leur donne l’autorisation de manger la sucette.
Nous avons également découvert une petite fille avec une déformation des deux pieds. Nous allons voir avec nos contacts à TANA ce que nous allons pouvoir faire pour elle.
Puis rencontre avec MERCIA, la dentiste de l’année dernière et de GERMAIN le nouveau médecin inspecteur du district de NOSY-VARIKA. C’est un jeune médecin qui a envie d’exercer son métier dans les meilleurs conditions et avec beaucoup d’ambitions. Je lui expose les différentes missions que nous effectuons dans la région et il est séduit, admiratif et nous remercie de ce que nous faisons et spontanément, nous propose son aide dans n’importe quel domaine. J’ai bien pris note et cela s’avèrera vrai…
Après avoir passé une journée riche en visite, rencontre et actions diverses nous reprenons notre route vers AMBOUDRIENE- SAHAFARI le lendemain matin à l’aube.
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3°) de NOSY-VARIKA à FIADANANA
Il est 07h 00 ce lundi 21 Septembre quand nous quittons NOSY-VARIKA pour rejoindre AMBOUDRIENE-SAHAFARI. Le PENGALANA est calme, le moteur de la pirogue de Gégé pousse allégrement l’embarcation vers un bras du fleuve mythique et nous remontons cette rivière aux multiples méandres. La végétation, luxuriante et variée défile lentement sous nos yeux. Parfois on aperçoit des volatiles de couleurs divers, rouges, bleus, verts. Des petites pirogues de pêcheurs nous croisent et se dirigent vers NOSY-VARIKA. Seul le ronronnement du moteur brise ce silence majestueux.
Après 02h30 de navigation nous arrivons enfin au terme de notre voyage fluvial. Plusieurs personnes nous attendent. La veille, j’ai pris soin d’envoyer un message sur la radio locale pour avertir nos amis de notre arrivée.
Après avoir débarqué les passagers, un manège bien orchestré commence pour vider l’embarcation de son précieux chargement. Je suis à la réception des colis et je commence à les faire aligner sur le bord de la piste avant de les attribuer aux différents porteurs présent. Puis ce sont les madriers qui serviront à la confection des ponts qui succèdent aux cartons et sac de voyage.
Il est presque 10h30 quand la colonne prend la direction de FIADANANA. Claude et Solange sont partis en précurseurs alors que moi j’attends de voir comment se termine le déchargement et de suivre les tractations de Frédéric avec les dockers qu’il a dû embaucher pour l’acheminement du reste de notre cargaison.
Après 45 minutes de marche, je rejoins mes précurseurs qui font la pose systématique sous le gros manguier en haut de la grande côte. Je ne m’accorde que quelques minutes avant de reprendre la piste. J’ai hâte de retrouver la case RAZANAMANGA et le village de FIADANANA.
Me voici enfin à l’entrée de FIADANANA, j’ai devant moi une vue superbe. Sur le coté gauche, la case RAZANAMANGA, encore plus belle que dans mes souvenirs. Légèrement en hauteur, une nouvelle petite case pays. Je m’arrête quelques instants et je vois déjà, sur les terrasses qui surplombent la grande case, cinq nouvelles petite cases faites en « falaphe » , (arbre du voyageur) et bambous dans le pur style du pays, ce qui permettra à nos bénévoles de se sentir plus proches de nos amis.
Sur la droite, le centre de santé de FIADANANA. Comme d’habitude, il y a plein de monde qui attends patiemment pour consulter le docteur Marcellin. Je me dirige vers eux pour saluer le docteur qui à eu la gentillesse d’envoyer à ma rencontre des porteurs pour les colis qui lui sont destinés. Certaines personnes qui attendent me sont familières. ‘’Salamé tompko’’ (Bonjour monsieur) me disent en cœur ces patients. Je leur réponds et serre quelques mains. Je ne pense pas qu’ils puissent imaginer à quel point je suis ému d’être de nouveaux parmi eux. Même si sur leur visage je ne vois que des signes de reconnaissance, de sympathie, de joie, je suis sure que la mienne est beaucoup plus forte.
La porte de Marcellin s’ouvre et c’est avec un grand sourire qu’il m’accueil. Je rentre dans son bureau où nous échangeons les banalités d’usage et nous nous donnons rendez vous plus tard dans la soirée pour nous retrouver plus amplement.
Avant de monter les quelques marches qui me mèneront à la case RAZANAMANGA, je me dirige d’abord chez JOCELYN, l’épicier qui est en face de nous et qui me garde les clefs. Là aussi je ressens une certaine émotion. Qu’est ce que j’ai pu embêter son épouse, « Mama LOLOSSI » (Maman de LOLOSSI) en malgache, c’est une sorte de reconnaissance pour eux des les appeler ainsi avec le nom de leur premier enfant, pour marchander les prix. Cette dernière n’est pas là, elle est à MANANJARY pour préparer la rentrée des classes de ses ainés.
Ca y est, j’y suis. Me voici sur le parvis de la case RAZANAMANGA. Je redécouvre cet endroit superbe qui depuis l’année dernière c’est embelli grâce aux bons soins de « KOTO », le gardien qui se charge non seulement de la sécurité mais également de l’entretien, ce qu’il fait avec beaucoup de soins et de gouts. Il y a plus de couleurs par rapport à l’année dernière, des fleurs et plantes ont poussées, l’herbe à recouvert les talus ce qui permet non seulement de retenir la terre en cas de pluie, mais également de donner de la couleur au terrain.
KOTO me fait faire le tour du propriétaire en me montrant le jardin potager où il cultive des légumes grâce aux graines apportés l’an passé par Yannick (Échanges et Solidarité). Puis il est fier de me montrer les pieds de vanille qu’il à planté au pied d’arbres tuteurs. Il y à environ une dizaine de plants. Nous montons sur les terrasses du terrain ou j’aperçois dans le fond la nouvelle case pays que Jean Paul à construite. Du haut de ces terrasses qui ont bien changées, j’admire ce paysage qui vous remplie les yeux d’une végétation verdoyante toute en nuance de couleurs. Cela va du vert clair au vert foncé, selon les espèces. J’ai également une vue superbe sur la piste qui mène à FIADANANA et les collines qui entoure la vallée. Le ciel chargé de quelques nuages, n’a pas la même couleur qu’en France. Cette endroit et tout simplement magnifique.
L’emplacement réservé aux campeurs et recouvert d’une herbe entretenue et en voyant cela, je repense aux valeureux courageux d’Échanges Solidarité qui l’année dernière ont fait le voyage et ont dormis sous la tente, sur de la terre rouge et sous la pluie… Je pense qu’ils auraient un peu plus apprécié le camping cette année. Alors rendez vous l’année prochaine ???
Me voici à présent devant la porte d’entrée de la case. J’ouvre cette dernière avec frénésie et enfin je pénètre à l’intérieur. Il fait sombre et je m’empresse d’ouvrir les volets pour que la lumière envahit la case. Rien n’a changé si ce n’est que quelque locataires (araignées et margouillats qui cohabitent…). Ca y est me voici enfin dans la case RAZANAMANGA, l’aventure 2009 va pouvoir commencer. (A suivre…)
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